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Les racines du mouvement

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Les hommes ont longtemps vécu dans l’instant, avec pour principale préoccupation la survie immédiate, et il était bien difficile de se prémunir des maladies, de la vieillesse ou du malheur. La fatalité prévalait sur la prévoyance.

Les hommes pouvaient, dans le meilleur des cas, s’appuyer sur la compassion de leurs compagnons de route, de leurs proches, sur une aide instinctive et spontanée.

L’histoire souligne quelques embryons d’associations de soutien pour faire face aux aléas de la vie durant l’Antiquité, en Egypte et en Grèce, s’appuyant sur des communautés de métiers (tailleurs de pierre…), mais il faudra attendre le Xe siècle pour que soient créées :

  • les confréries de métiers : elles commencent à proposer un peu d’aide en cas de longue maladie, de grave accident ou de vieillesse…
  • les corporations : elles jouent un rôle plus économique, mais tendent à diversifier leurs champs d’actions.

Ces débuts de mutualisation au Moyen Âge concernent cependant uniquement le domaine de l’assistance, et cette entraide mutualiste n’a pas encore de statut juridique spécifique.

C’est au XIVe siècle qu’apparaissent les balbutiements de la prévoyance avec le développement du commerce maritime, prenant en compte la dangerosité du milieu, les techniques rudimentaires de navigation et parallèlement les quantités non négligeables de marchandises et de capitaux concernés.

Peu à peu, les hommes tentent de conjurer, à l’aide de caisses de secours et d’assurances, le mauvais sort. Les initiatives se multiplient, les systèmes évoluent souvent au gré des catastrophes (incendies…).

Les confréries, « ancêtres » de la protection sociale, sont officiellement interdites en 1790-1791, elles se reconstituent clandestinement sous forme de sociétés de secours mutuels pour faire face à la pauvreté. Des ouvriers mettent en commun leur épargne pour secourir ceux d’entre eux qui sont touchés par la maladie, le chômage quelquefois, les accidents du travail, la vieillesse.

C’est après la Révolution française qu’apparaît réellement la dénomination « société de secours mutuels ». Ce terme sera rapidement proscrit par la loi Le Chapelier (qui interdit les associations au sein des activités professionnelles, incluant les sociétés d’entraide) et l’appellation SSM sera longue à s’imposer.

Selon les périodes de l’histoire, elles seront plus ou moins tolérées et/ou réprimées.
La liberté d’association est autorisée au XIXe siècle.
Les sociétés de secours mutuels apparaissent en Limousin dès 1820 et se développent considérablement sous le Second Empire.

En Limousin, ce sont les ouvriers porcelainiers qualifiés, les spécialistes du décor notamment, qui fondent en 1821 la première société de secours mutuels des peintres porcelainiers. De nombreuses autres suivront qui regrouperont par métiers les ouvriers.

En parallèle dans les années 1848, des coopératives de production verront le jour.
De 1849 à 1870, 18 organismes se créent dans la seule ville de Limoges. En plus de l’assistance en cas de maladie ou d’accident, elles commencent à développer les « retraites vieillesse », mais de nombreuses inégalités géographiques subsistent.

Le 26 mars 1852, Louis Napoléon Bonaparte légalise par un décret les « sociétés mutualistes » ou « sociétés de secours mutuels ».

Le 16 décembre 1888, le Syndicat des Sociétés de Secours Mutuels de Limoges et de la Haute-Vienne est constitué.

La loi du 1er avril 1898, dénommée Charte de la Mutualité, précisera leur fonctionnement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Les groupements mutualistes ont une fonction d’agent principal de la médicalisation de la lutte contre la maladie en France.
Après la création de la Sécurité sociale en 1945, les mutuelles se consacreront plus particulièrement à la complémentaire-santé (ce que ne rembourse pas la Sécurité sociale) tout en poursuivant leur mission historique.

La Charte de la Mutualité permet aux sociétés de secours mutuels de délivrer des aides en cas de maladie ou de chômage, de contracter des assurances décès mais aussi de créer et de gérer des établissements de soins.

La loi de 1898 les autorise à créer entre elles des unions et, par extension, des fédérations. Cela permettra de conjuguer les opérations à long terme (assurance-vie, retraite, œuvres sociales) et les secours temporaires.

C’est ainsi qu’en 1902, naît la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF).

Quelques sources (un peu d'histoire)

 

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